L’éventualité d’une pandémie d’influenza doit préoccuper toute la société québécoise. Les absences pour cause de maladie dans les organisations, la fermeture possible des établissements d’enseignement et des garderies, l’interdiction éventuelle des rassemblements publics, les contraintes probables dans les transports, les retards dans l’envoi des prestations de tous ordres, les mesures strictes au travail risquent, parmi d’autres conséquences, de compliquer la vie quotidienne de tout un chacun et d’affecter le fonctionnement des entreprises et des administrations.
C’est pourquoi les grands réseaux au Québec, dans tous les secteurs d’activité, sont informés, sensibilisés et mobilisés quant au risque de pandémie d’influenza. Objectif : adopter les mesures nécessaires pour limiter les conséquences négatives sur l’ensemble de l’activité sociale et économique qui relève de leurs compétences. Cela vaut notamment pour l’éducation, les services de garderie, les prestations sociales ou financières, et les autres services donnés à la population.
De leur côté, les municipalités et les régions participent aussi à l’effort général de préparation, en lien notamment avec le ministère des Affaires municipales et des Régions.
Plusieurs organisations ont adopté des plans d’urgence en cas de pandémie, qui précisent la manière dont les activités seraient organisées à l’interne : distribution des tâches en période de manque de personnel, procédures de santé et de sécurité au travail, normes exceptionnelles qui entreraient en application, adaptations éventuelles aux conventions de travail. Pour sa part, le gouvernement, en particulier les ministères et les organismes qui régissent le travail, multiplie les actions de sensibilisation et de mobilisation des petits et des grands acteurs de l’économie du Québec.