L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère présentement que le risque d’éclosion d’une pandémie d’influenza, provoquée par la transmission d’humain à humain du virus H5N1 de la grippe aviaire, demeure important mais qu’il est bien contrôlé.
Depuis 2002, on a dénombré 371 cas d’influenza aviaire chez les humains, dont aucun au Canada ou au Québec. Parmi ces cas, 235 personnes sont décédées. Toutefois, l’analyse des cas humains d’infection par le virus H5N1 révèle une contamination d’animal à humain, et non de l’humain à l’humain, à de très rares exceptions près. Ceci indique que le virus H5N1 n’a pas acquis à ce jour la capacité de se répandre spontanément dans la population, comme le ferait par exemple le virus « classique » de la grippe.
Compte tenu des données disponibles et selon les rapports officiels de l’Organisation mondiale de la santé animale datant d’août 2006, plus de 55 pays ont déclaré la présence du virus H5N1 de l’influenza aviaire chez des oiseaux sur leur territoire. Actuellement, le risque de contamination par contacts directs avec la faune infectée, principalement les volailles, apparaît plus élevé dans des pays comme l’Azerbaïdjan, le Cambodge, la Chine, le Djibouti, l’Égypte, l’Indonésie, l’Irak, le Laos, le Myanmar, le Nigéria, le Pakistan, la Thaïlande, la Turquie et le Viêtnam. L’OMS craint toujours que la maladie aviaire se propage sous une forme endémique de l’Asie à l’Europe, en passant par le Moyen-Orient et l’Afrique. Ceci justifie les moyens de prévention drastiques déployés dans les milieux avicoles. Sans compter les mesures d’isolement et de destruction d’élevages de volaille infectés, qui complètent efficacement la liste des instruments que la communauté internationale se donne pour combattre le virus et réduire le risque de contamination de l’animal à l’homme.
Dans le même temps, les connaissances sur la maladie se renforcent et, depuis juillet 2006, plus de 30 vaccins sont en cours de développement de par le monde. L’objectif poursuivi par les équipes de recherche consiste à les rendre efficaces à faible dose, malgré l’instabilité du virus, et disponibles rapidement en quantité suffisante.
Si donc le risque d’une pandémie d’influenza est effectivement pris au sérieux par les autorités, s’il mérite l’attention de tous et justifie l’adoption énergique de mesures de protection et d’hygiène, les efforts consentis accentuent dans le même temps la compétence et la capacité collectives à lutter contre le fléau, voire à en interdire l’avènement.
Source : Direction générale de l’alimentation, Organisation mondiale de la santé.